Le blog

La campagne 2020 comme si vous y étiez

Les connexions nécessaires pour alimenter en quasi direct cette rubrique sont souvents difficiles, voire absentes, merci de votre indulgence. Bon voyage !

rédacteurs : Annick et Jean Luc

27 janvier

Ce matin c’est  une lourde tâche qui nous attend : nous allons récupérer à l’hôpital d’Oussouye les cartons faits à Banyuls avec les dons reçus au cours de l’an passé qui ont été transportés grâce à la générosité de l’association Latécoère,4 colis ne sont pas arrivés à bon port. c’est regrettable quand on pense aux efforts déployés par chacun dans la chaîne de bonnes volontés qui permet à ces dons d’arriver ici.

Après un bon repas à Emanaye qui nous réconforte la distribution commence par le collège d’Oussouye où nous laissons des bouquins et du matériel informatique et c’est en jetant un œil sur les chantiers de l’an dernier que nous découvrons une salle qui conviendrait parfaitement à la garderie. L’accord de prêt est immédiat de la part du principal. Quelques travaux seront nécessaires, nous les prendrons en charge. Puis nous nous rendons avec la voiture prêtée par le principal au village de Loudia Ouoloff. D’abord à l’école primaire où nous découvrons la bibliothèque/salle informatique de l’école primaire que nous avons financée. Les travaux sont bien avancés et conformes à nos attentes, le meuble bibliothèque est prêt à recevoir les livres, l’électricité est encore en chantier et le carrelage est à prévoir. Afin de clore ce chantier nous laissons une somme suffisante pour finir cette salle et acheter des meubles pour la classe de maternelle. Cette réalisation s’intègre bien dans cette école de village de 176 élèves. Ici une classe par niveau + une classe de maternelle pour les enfants de 3 ans à 5 ans et demi. On constate encore la défaillance de l’état en ce qui concerne la cantine scolaire : les mardis et jeudis l’enseignement se fait sur la journée. Il y a quelques années l’état fournissait aux écoles des sacs de riz que les parents complétaient avec du poisson ou de la viande et des condiments afin que les enfants puissent avoir un repas à midi. Cette fourniture a cessée, ainsi les enfants habitant loin de l’école n’y reviennent pas l’après midi ou ne déjeunent pas ! Un petit jardin est intégré dans l’école et on peut observer que l’équipe pédagogique est soudée. Une assistante parlant plusieurs langues locales (wolof, peul, sérère) assiste l’enseignant de maternelle car l’enseignement se fait en français gage d’égalité et d’unification. A partir du CI tous les enfants  doivent parler français bien qu’ils ne soient plus sous la menace de « porter l’os ». Cette ancienne punition consistait pour le maître à mettre au cou de l’enfant parlant sa langue une corde d’où pendait un os qu’il devait porter pour rentrer chez lui (pour mémoire dans les écoles françaises on attachait derrière le dos les mains des enfants sourds qui signaient). Nous passons au collège de Loudia bien connu de notre association et y déposons du matériel informatique, des livres et affaires scolaires, des vêtements et articles de sport. Le principal a changé, le nouveau n’est pas là, le surveillant est décédé et le nouveau semble peu au courant de nos activités dans ce collège où nous avons réalisé beaucoup d’aménagements : 2 classes, une salle d’informatique sécurisée et équipée, des toilettes…. Le branchement pérenne de l’électricité n’est toujours pas réalisé et la salle d’informatique est pleine de poussière. La déception nous gagne.

26 janvier

Le dimanche c’est le jour de la messe, folklorique ici où les femmes sont magnifiques, les chants et danses très joyeux. Visite au marché pour voir les tissus WAX puis chez le couturier MAÏGA dit Rastacool où des chemises sont commandées dans le tissu « de la paroisse », qui s’achète à la pharmacie !!!  Avec ce tissu, choisi par l’assemblée paroissiale, chacun se doit de se faire faire un nouvel habit pour la fête du riz nouveau et du vin de palme. Passage au siège de l’OJACS (Oussouye Jeunesse Association Culturelle et Sportive), une extension du bâtiment existant d’environ 110 m2 a été financée l’année dernière et réalisée en partie par 4 d’entre nous.

Nous projetons une réunion pour prévoir la suite : électricité, carrelage…. avec les gens du métier. Le soir Siyodene DIATTA qui a créé la garderie pour enfants pendant la saison de culture du riz vient nous parler des problèmes qu’elle a rencontrés la saison dernière : au dernier moment le local prévu a été refusé par le directeur de l’école et elle a dû louer un autre lieu pour accueillir les enfants. Cette garderie permet aux enfants d’être accueillis quand leur maman travaille dans les champs de riz pendant la saison des pluies. Cette année elle a fonctionné du 9 août au 12 septembre pour 54 enfants âgés de 1an et demi à 9 ans, Siyo aidée de 3 animateurs et de 2 cuisinières leur propose des activités telles que théâtre ou danse. Bien que la municipalité et le Conseil Départemental soient conscients de l’importance de ce service et qu’ils aient  aidé en fournissant des aliments, l’argent versé par les parents ne permet pas d’équilibrer le budget. Nous continuerons de lui verser des fonds pour le fonctionnement de cette garderie. Siyo nous fait  part également de problèmes au jardin des femmes sur lesquels nous devrons revenir.

25 janvier

Nous rentrons dans l’estuaire du fleuve Casamance au lever du soleil. L’horizon est très brumeux, première escale à Cachouane où 15 passagers descendent, puis les dauphins, toujours fidèles, viennent nous saluer et jouer autour du bateau. La pointe Saint Georges et ses villages de pêcheurs au bord du fleuve, quelques pirogues au loin et enfin vers 10h00 Ziguinchor, pas trop de cohue une attente raisonnable de nos bagages dans le grand hall et en voiture, de nouveau, il fait très chaud ! Ce n’est pas un chauffeur que nous connaissons, 4 kilomètres avant Oussouye un manque d’huile important nous oblige à nous arrêter. Arrivée enfin au campement Emanaye chez Elisabeth, chez nous, enfin presque….

24 janvier

En route pour Dakar accompagné par Mamoudou notre jeune chauffeur aussi efficace sur la piste sablonneuse que souriant et discret, nous arrivons dans la capitale en fin de matinée. Une fois les bagages enregistrés à la gare maritime, les uns partent visiter  Dakar « la trépidante » d’autres  moins courageux, dont je suis, s’installent dans le jardin de l’hôtel OCEANIC bien à l’abri des klaxons et des vendeurs ambulants très motivés à la vue d’une cohorte de toubabs.

23 janvier

La nuit a laissé quelques traces sur les visages. Nous étions installés chez Kor Sarr dans son village de Mbalkam. Deux  d’entre nous ont élu domicile sous  la véranda et les cinq autres se sont serrés dans une pièce à  côté. La cohabitation est parfois  troublée par quelques bruits incongrus. Le petit déjeuner à « la vache qui rit »  pris debout devant la maison est un spectacle qu’aucun habitant du village ne voudrait manquer. Il est prévu de partir dans le village de Koulouck pour lequel nous avons financé la construction d’une case de santé. Nous avions reçu une petite vidéo sur la fin du chantier et sommes donc très impatients de la visiter. Un attroupement de chaises multicolores en  plastique nous  confirme que nous sommes arrivés. La case n’a pas été construite à l’emplacement prévu à cause d’un problème de foncier. La construction est tout à fait conforme au plan que nous avions suggéré, il faudra juste prévoir de carreler le sol car la dalle ne résistera pas longtemp au piétinement. Nous prenons très vite la décision de financer une partie de ce supplément dans la limite du budget.

Le protocole est respecté, les discours se succèdent avec toujours autant de lyrisme. Un petit tour à l’école puis au logement des enseignants nous permet de constater que ces bâtiments que nous avons financés sont bien entretenus.

L’après-midi nous nous rendons accompagné du  maire au dispensaire de Tocomak. Le préau prévu est érigé devant l’entrée, le travail est superbe, les bancs sont recouverts d’un beau carrelage.  Quel contraste avec notre visite à Mbalansone. Ici le comité a très bien géré les travaux, nous disposons de toutes les factures. Avec une somme inférieure ils ont construit et finit  le même ouvrage que dans le village cité  plus haut.

22 janvier

En route vers Fissel nous nous arrêtons sur le chemin pour saluer Kor Sarr, le président d’Echanges et Partage Sénégal, à son cabinet de Ngueniene. Puis un peu plus loin nouvel arrêt pour déposer une impressionnante quantité de lunettes au Centre de Santé de Tiadyaie. L’ophtalmologiste nous reçoit entre deux consultations. La salle d’attente est pleine, chaque jour une cinquantaine de personnes viennent consulter. A la mi-journée nous arrivons à Fissel. Le secrétaire exécutif du Comité de Développement Sanitaire, Oumar et le trésorier adjoint Abdulaye nous accueillent. Ils nous expliquent en détail la  structuration du système de santé sénégalais. Chaque établissement du plus petit au plus grand,  case de santé, dispensaire, centre de santé est géré selon des normes très précises par un comité. Celui-ci a la charge de prévoir les investissements, d’entretenir les bâtiments et les équipements. Nous consultons les rapports du comité de Fissel et sommes impressionnés par la précision et la transparence de la gestion, beaucoup d’institutions pourraient prendre comme modèle ce fonctionnement. La sage femme de la maternité a suivi une formation à l’écographie, le comité nous a demandé si nous pouvions l’aider à acheter l’équipement nécessaire. Nous avons donné une suite favorable en finançant l’intégralité de la somme car cet échographe mobile va pouvoir être utilisé dans les autres dispensaires de la commune qui compte avec ses extensions plus de 40 000h évitant ainsi de longs déplacements, souvent en charrette attelée, vers le centre de santé distant de 18km.

En fin d’après-midi nous allons visiter le dispensaire de Mbalansome pour lequel nous avons financé en 2019 un préau  pour abriter les accompagnants. Malgré toutes les précautions et garanties que nous prenons sur la gestion des chantiers, force est de reconnaitre qu’ici tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Un débat très animé entre le maire et  le comité permet de faire un peu la lumière sur les manquements et de dégager les responsabilités. La construction, inachevée, d’un seul préau alors que deux étaient prévus, a absorbé la totalité  du budget.

La nuit nous rattrape sur la route du dispensaire de Mbafaye où trois élèves infirmiers d’Aurillac vont faire un stage de 6 semaines.

21 Janvier

C’est notre dernière journée ici, chacun en profite qui pour visiter la maison natale de Léopold S. Senghor, d’autres  pour remonter le long de la plage en direction du lieu où les centaines de pirogues accostent pour décharger le poisson. C’est un spectacle dantesque, les carrioles attelées à un petit cheval s’avancent dans l’eau, les porteurs se disputent pour attraper les corbeilles de poissons, derrière eux des glaneurs sautent sur les  poissons  qui tombes à l’eau. Tout le monde attend son tour, les pirogues pour s’avancer au plus près de la plage, les carrioles pour ne pas se faire chiper leur place. Une grande fébrilité, que nous observons de loin,  il ne vaut mieux pas gêner l’un ou l’autre, ce n’est pas trop la place des touristes.

20 janvier

Un peu de calme , ne nous fera  pas de mal, et puis le lundi c’est bien le jour de la lessive ? Cet après-midi nous sommes allés faire une visite à la Maison des Malaïkas. Ce havre de paix est une maison d’accueil pour des enfants qui sont dans une situation familiale difficile. Françoise Luyer est à la fois la fondatrice, la gestionnaire mais surtout la deuxième maman de tout ce petit monde.  Ils sont 11 a bénéficier  de ses bons soins. Trois rentrent chez eux tous les soirs, les autres restent en permanence au Malaikas. Actuellement Françoise est en France pour encore quelques semaines. C’est Marieme qui gère la maison. Tous, nous sommes surpris de la sérénité qui se dégage du lieu. Tout est bien ordonné, les enfants s’expriment très bien en français, ce qui un très bon signe de l’assiduité à l’école, tous les visages sont souriants. Chaque année nous soutenons Françoise en lui attribuant un pécule qui lui permet de payer une partie des frais fixes.

18 et 19 Janvier

Au lever du jour nous sommes prêts pour le départ, destination Gang. Le taxi se fait un peu attendre, nous en profitons  pour grignoter une improbable chocolatine en guise de petit déjeuner. Puis le mini bus  avale le bitume heure après heure, jusqu’à Dahra où nous arrivons vers midi. La famille Samb nous y accueille et nous offre une bonne pause bienfaitrice et un délicieux riz à la chèvre. Nous prenons ensuite la route, puis la piste pour atteindre  Gang. Le chauffeur  ne semble pas très expérimenté à la conduite dans le sable et arrive ce qui devais arriver, nous nous ensablons à 2 km de l’arrivée. Des branches glissées sous les roues après avoir utilisé le cric, puis quelques vigoureuses poussées ont raison de nos ennuis. La suite est conforme aux visites précédentes. Une grande foule colorée nous attend sous le barnum érigé pour la circonstance. Les discours et les remerciements se succèdent jusqu’à la tombée de la nuit. ici le ciel est toujours  magique, un vrai planetarieum sans pollution lumineuse,  la nuit ici est aussi l’occasion de se souvenir que les matelas moelleux  sont ne  pas universels.

Le lendemain nous visitons le chantier du jardin collectif. La subvention 2019 a été utilisée pour clôturer une belle parcelle d’environ 4 000m2. Dix lots vont être tirés au sort et seront attribués aux familles du village. Cette année nous allons financer la construction d’un abri de jardin adossé à une pièce qui servira à accueillir les enfants pendant que les mamans cultivent.

Une réunion avec le comité des femmes suit. Bien à l’ombre d’un grand arbre nous débattons sur les derniers détails du projet. Puis vient l’heure du départ, un nouveau repas  chez Baba Samb, une petite heure de sieste et  c’est reparti pour 5 de route. Vers la fin du trajet nous apercevons le fameux Baobab géant, il se dit qu’il faut 72 personnes se donnant la main pour en faire le tour.

17/01

La première journée de mission est toujours décisive. Le but est de récupérer les fonds destinés aux différents projets et ce n’est pas toujours si facile qu’il n’y parait, coupure informatique, manque de stock, virement qui est renvoyé en France… Cette année,  forts de nos expériences passées, tout se passe en moins de 30 mn. Nous voilà dotés d’une masse de billets  toujours aussi impressionnante, la plus grosse coupure équivaut à 15 €. Le reste de la journée est occupé à régler les derniers détails du départ pour Gang le lendemain, négocier le prix du taxi, établir le programme de ces deux journées dans le « nord »… Nous peaufinons tout  cela autour d’un thé traditionnel dans la famille Samb, notre QG à Joal. C’est la première immersion dans la vie sénégalaise pour les petits nouveaux.

Ah j’oubliais, il fait très chaud pour un mois de janvier, Greta c’est toi qui à raison.

16 /01

Après avoir dû décaler notre départ à cause des grèves nous avons eu une petite frayeur quelques kilomètres avant d’atteindre l’aéroport.  A la radio nous entendons « encore quelques perturbations au niveau des vols avec deux annulations, le vol pour Madrid et… » vite une petite vérification sur le site de la compagnie, ouf ! En fait c’est le vol précédent qui a fait les frais de la grève. Un grand merci à Lukas pour sa conduite sure et efficace.

La suite du voyage est beaucoup plus sereine, tout s’enchaine parfaitement. A l’arrivée à Dakar, Idi un des nos taximen préférés nous conduit à Joal. A minuit pile nous goutons le confort du Diamarek, profitons en bien, la suite du voyage sera moins confortable.

Deux groupes de voyageurs solidaires vont découvrir le Sénégal oriental en février et mars.

Une nouvelle campagne médicale est prévue à partir du 22/02

7 médecins et infirmières prendront leurs quartiers à Oussouye pour intervenir à l’hôpital et dans les dispensaires environnants. Ils vont entre autre rendre opérationnel le projet de radiographie itinérante avec un véhicule adapté.


Séné Care : 4 étudiants infirmiers préparent leurs valises

Audrey, Léana, Jean et Solène étudiants en 3ème année à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers d’Aurillac se préparent à vivre l’expérience d’un stage optionnel au Sénégal, du 10/02 au 20/03 dans les dispensaires de la commune de Fissel que nous soutenons.

Pour financer leur voyage ils ont mis en place une “cagnotte” en ligne que vous pouvez alimenter en cliquant sur le lien ci-contre https://www.leetchi.com/c/senecare


Un carnet de voyage de 64 pages à l’aquarelle, à paraitre prochainement qui vous permettra  de partager quelques unes de nos impressions, un paysage ou une rencontre …

vendu au profit de l’association

Télécharger le bulletin de commande